CATGANGZAVEN NAJJAR
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CATGANG / 01

SYNOPSIS

Un film conçu, écrit et réalisé par Zaven Najjar

Synopsis court

Quatre adolescents mutants mi-humains mi-chats, créés et élevés dans les laboratoires de Dalhes par la scientifique Léna Aramian, n’ont jamais connu le monde extérieur.

Lorsque Léna disparaît, ils découvrent que John Hades, le patron de Dalhes, veut utiliser leur force vitale pour soigner sa propre maladie, ce qui les mènerait à une mort certaine. En tentant de fuir, leur frère aîné Zadig est capturé.

Livrés à eux-mêmes pour la première fois, Rose, Azad et Sevan, incapables de s’entendre sans cet aîné autoritaire qui dirigeait tout, doivent apprendre à coopérer pour le retrouver.

De Paris à Beyrouth puis Abidjan, leur quête les oblige autant à affronter Dalhes qu’à trouver enfin leur place au sein de cette fratrie dysfonctionnelle.

Synopsis intégral

Dans les sous-sols ultrasecrets de Dalhes, une multinationale parisienne spécialisée dans les biotechnologies, vivent quatre adolescents mutants mi-humains mi-chats : les Cats.

Il y a Zadig, l’aîné autoritaire, persuadé d’être le seul capable de protéger les autres ; Rose, brillante, anxieuse, toujours à deux doigts de paniquer mais souvent la première à comprendre ce qui se passe ; Azad, immense, tendre, maladroit, aussi puissant que lent à saisir les situations ; et Sevan, sauvage, hypersensible, plus féline qu’humaine, qui refuse les règles mais se blottit contre Rose dès que personne ne regarde.

Les Cats n’ont jamais connu le monde extérieur. Ils ont été élevés dans le laboratoire par Léna Aramian, leur créatrice, leur mère, leur seule famille. Léna est une scientifique géniale, arménienne de Syrie, excessive, drôle, imprévisible. Elle passe du rire aux larmes, parle fort mais déteste le bruit, les engueule pour un rien puis leur pardonne tout autour d’un plat de mamounieh ou de pâtisseries, sauf pour Azad qui est déjà deux fois plus volumineux que les autres ! Tous les jours, elle leur répète qu’ils ne sont pas des armes, ni des expériences, mais ses enfants.

Pourtant, leur quotidien ressemble à un entraînement militaire. Les Cats affrontent des drones en forme d’animaux, traversent des pièces piégées, apprennent à se battre, à fuir, à se cacher, à penser vite. Léna leur dit que ce n’est pas pour attaquer, mais pour survivre. Un jour, quand ils seront prêts, ils pourront voir le monde dont elle leur parle chaque soir : Paris, Beyrouth, les rues chaudes, les vendeurs, les odeurs, les étoiles dans le désert, les Galeries Lafayette et leur immense verrière. Les Cats rêvent de ce monde qu’ils ne connaissent qu’à travers ses récits. Parfois, elle leur chante une berceuse arménienne très douce, “Im Sokhak”.

Mais dans les exercices, une chose est claire : sans Zadig, la fratrie ne fonctionne pas. Il donne les ordres, Rose corrige, Azad fonce trop tard, Sevan désobéit. Ils gagnent parfois, mais toujours dans le chaos. Ils s’aiment profondément, mais ils ne savent pas encore être une vraie équipe. Ils sont insupportables, de vrais gamins. Azad aime bien faire des blagues à Rose quand elle dort. Il lui prend ses affaires ou attache ses cheveux au lit. Zadig semble faire des plans et donner des ordres même dans son sommeil et Sevan dort le jour comme tous les chats ! Pourtant leur vie va bientôt basculer ! Un jour, Léna disparaît. John Hades, le jeune patron de Dalhes, arrive en personne. Riche, sportif, charismatique, il a tout du visionnaire de la tech, mais son corps trahit une faiblesse inquiétante. Il annonce froidement aux Cats que Léna a eu un accident. Elle ne reviendra pas. Elle sera remplacée. Les Cats sont anéantis. Très vite, quelque chose cloche. Zadig et Rose ne croient pas à l’accident. En fouillant le bureau de Léna, ils trouvent son carnet. Elle y parle d’un danger grave, d’un ancien projet détourné, et surtout de “transferts de force vitale” qui pourraient tuer les Cats. Rose ne comprend pas tout, mais une phrase la glace : “Ils ne doivent jamais devenir ce pour quoi Dalhes les a créés.”

De son côté, John Hades s’effondre dans son immense salon design. Sa maladie progresse. Son corps le lâche. Il refuse d’être un homme mortel parmi les autres. Pour lui, la force vitale des Cats est la plus grande découverte de l’histoire : une technologie capable de prolonger la vie, de renforcer les corps, de décider qui mérite plus de temps. Il ne veut pas seulement survivre. Il veut offrir cette technologie aux puissants, aux États, aux milliardaires, et devenir l’homme qui contrôlera la vie elle-même. Il ordonne le transfert des Cats vers le laboratoire de Dalhes à Beyrouth, où l’attend son équipe médicale.

Pendant un exercice de combat contre des drones chauves-souris, les Cats sont réquisitionnés par la sécurité. Zadig sent immédiatement le piège. Dans le van qui les conduit vers l’aéroport, il entend John Hades évoquer au téléphone la préparation d’un transfert. Il comprend que Léna disait vrai.

Au premier ralentissement, Zadig lance un plan d’évasion. Il crie “Himaaa” comme un cri de guerre. Ce mot, qu’ils tiennent de Léna, veut dire “maintenant”. Rose le suit, Sevan bondit, Azad assomme deux gardes avec un temps de retard. Mais dans le chaos, Sevan se fait attraper. Zadig revient pour la libérer. Il réussit, mais se fait capturer à sa place. Le van redémarre. Rose, Azad et Sevan sont projetés dans Paris, libres pour la première fois, mais forcés d’abandonner leur grand frère. John Hades n’a plus besoin des quatre immédiatement. Un seul Cat suffira pour commencer.

À Paris, les trois Cats se réfugient sur les toits. La ville les fascine autant qu’elle les terrifie. Ils voient enfin les lumières, les rues, les humains, le ciel dont Léna leur parlait. Mais sans Zadig, ils ne savent pas quoi faire. Rose essaie de réfléchir. Elle se répète en boucle “Katcha” pour se rassurer. Léna lui disait parfois ce mot pour lui rappeler d’être forte. Azad veut foncer, Sevan veut fuir. Leur première vraie liberté ressemble à une panique.

Ils se souviennent alors de Maya, la sœur de Léna, qui travaille aux Galeries Lafayette. Rose se souvient que c’est un grand magasin avec une verrière géante. Les Cats ne savent pas où il se trouve. Ils montent sur un toit, cherchent une verrière dans Paris, interrogent maladroitement un laveur de vitres terrorisé qui finit par les guider. Les Cats infiltrent les Galeries Lafayette en provoquant presque une catastrophe au rayon luxe. Ils finissent par trouver Maya. Elle reconnaît immédiatement en eux les enfants dont Léna lui parlait en secret.

Zadig est enfermé dans un laboratoire-prison. Une pièce vide, sans fenêtre, avec une sorte de litière géante et une grosse gamelle pleine de croquettes. Zadig est allongé, à bout de force. Il prend son courage à deux mains et se lève. Il fouille la pièce malgré tout. Il cherche le moindre moyen de s’échapper. Il finit par lâcher l’affaire et s’assied au milieu de la pièce. Il grave un Z sur le sol avec sa griffe. Maya les cache dans son petit appartement, les nourrit, les écoute. Elle est bouleversée d’apprendre la disparition de sa sœur et la capture de Zadig. Grâce à ses contacts, elle confirme que l’avion privé de John Hades est parti pour Beyrouth. Mais les faire voyager est risqué. Maya hésite : aider les Cats, c’est s’opposer à Dalhes et se mettre en danger. Pourtant, en voyant Rose garder un bol de mamounieh pour Zadig, elle comprend que Léna avait raison. Ce ne sont pas des expériences. Ce sont ses neveux et nièces.

Ils n’ont pas une seconde à perdre, mais Maya doit se renseigner pour savoir si un avion privé est allé vers le Liban aujourd’hui et comment les faire voyager. La nuit, les Cats doivent se reposer. Sevan regarde le ciel. Elle dit qu’il y a plein d’étoiles. Rose lui dit qu’apparemment en ville on n’en voit quasiment pas. Léna lui racontait qu’enfant, son grand-père la faisait voyager dans le désert et que la nuit, ils regardaient les étoiles. Il savait même se repérer grâce à elles. Azad dit qu’elles vont peut-être les aider à retrouver Zadig. Sevan dit qu’ils auraient bien besoin de leur aide. Sevan se blottit contre Rose, qui lui chante la berceuse de Léna, “Im Sokhak”. Azad sourit. Les Cats s’endorment.

Pendant ce temps, à Beyrouth, Zadig est attaché à une machine médicale. John Hades lui fait face. Le premier transfert commence. Un flux blanc s’arrache du corps de Zadig, chargé de souvenirs : Léna qui rit, les entraînements, les disputes, les blagues d’Azad, Sevan endormie contre Rose. John Hades absorbe cette énergie. Son corps se redresse, ses muscles se renforcent, son regard change. Zadig s’effondre, vidé. John Hades sourit. Il vient de renaître.

Les trois Cats arrivent à Beyrouth cachés dans la soute d’un avion, au milieu des animaux de compagnie. Azad embête un gros chien dans sa boîte. Sevan joue avec un matou enfermé dans sa boîte de transport.

Arrivés à Beyrouth, la lumière et la chaleur les frappent comme un mur. Vahé, un cousin de Maya et Léna, les récupère à l’aéroport et les conduit vers Bourj Hammoud. Pour les Cats, Beyrouth n’est pas un décor : c’est une partie de Léna devenue réelle. Les odeurs, les cris, les immeubles, la nourriture, les fils électriques, la chaleur, tout ce qu’elle racontait existe vraiment.

Des motards casqués, aux visières-écrans qui affichent leurs émotions comme des masques numériques, attaquent la voiture de Vahé. Rose reconnaît les casques iconiques de Dalhes. La course traverse l’autoroute puis les rues étroites de Bourj Hammoud. Les Cats sortent se battre. Ils sont puissants, agiles, spectaculaires, mais complètement désorganisés. Ils se gênent, se contredisent, tombent dans les pièges. Sans Zadig, ils ne sont pas une équipe. Les motards prennent le dessus et capturent Vahé. Alors, des jeunes, des commerçants et des voisins reconnaissent Vahé, se révoltent contre les motards et parviennent à le libérer. Pour la première fois, les Cats voient des humains risquer leur peau pour eux. Sevan, qui méprise les comportements humains, ne comprend pas. Rose, elle, comprend que Léna ne leur a pas seulement parlé du monde pour les faire rêver : elle voulait qu’ils apprennent à y appartenir.

Réfugiés chez Vahé, les Cats découvrent que tout le monde connaît la maison de John Hades. Il est une figure locale, philanthrope en façade, prédateur en secret. Azad veut attaquer tout de suite. Rose tente de l’arrêter. Sevan refuse d’obéir. La dispute éclate. Ils se reprochent tous la capture de Zadig.

Puis Rose se souvient d’une règle de Léna : “Une famille, ce n’est pas être meilleur que les autres. C’est se relever ensemble quand tout s’écroule.”

Ils décident d’infiltrer la maison de John Hades. Cette fois, ils essaient de ne pas imiter Zadig. Rose observe, Sevan sent les mouvements, Azad protège leurs arrières. Ils mettent en place un cri de guerre. Quand Azad saute dans la pièce principale, il crie “Hiiiima” et Rose enchaîne avec “Katchaaa” ! Ils progressent mieux, mais arrivent trop tard. La maison est vide. Dans une pièce, Rose trouve un Z gravé au sol par Zadig. Il était là. Il ne l’est plus.

En fouillant, elle découvre les traces du protocole de transfert. Léna avait raison : les Cats sont des réservoirs de force vitale. John Hades ne les a jamais considérés comme des êtres vivants, mais comme une ressource.

Les Cats suivent un convoi suspect jusqu’à un nouveau laboratoire de Dalhes. Ils s’infiltrent, attaquent la sécurité, détruisent une porte blindée et retrouvent Zadig, très affaibli. Mais avant qu’ils puissent le libérer, John Hades les attend. Plus fort, plus rapide, presque mutant lui-même, il les écrase sans effort. Il les humilie : Léna leur a menti, dit-il. Elle les a dressés parce qu’elle savait ce qu’ils étaient. Des prototypes. Des outils. Des batteries vivantes.

Zadig, à moitié conscient, entend tout. Pour la première fois, il voit les autres essayer de le sauver et échouer à cause de leur chaos. John Hades évacue Zadig sous leurs yeux. Les trois Cats se battent jusqu’à l’épuisement, détruisent une partie du labo, mais doivent fuir.

Sur un toit de Beyrouth, abattus, ils comprennent que leur courage ne suffira pas. Rose tourne en rond et, pour une fois, Sevan propose d’appeler Maya. Un peu comme Léna le faisait, Maya les console mais surtout elle leur raconte ses conversations avec Léna. La scientifique lui expliquait que les transferts étaient instables et dangereux pour le receveur également. Léna avait d’abord cru pouvoir encadrer les recherches de John Hades, jusqu’au jour où elle a compris qu’il ne voulait pas soigner, mais posséder la vie elle-même. Léna ne leur avait jamais tout dit. Une seule personne au monde pourrait finaliser ou empêcher le protocole : Cissé, l’ancien collègue ivoirien de Léna, parti à Abidjan après avoir quitté Dalhes pour des raisons morales.

Les Cats partent donc en Côte d’Ivoire, non plus seulement pour poursuivre John Hades, mais pour comprendre ce qu’ils sont vraiment. À Abidjan, ils découvrent un autre visage de Dalhes. Derrière les promesses médicales, la multinationale teste des technologies de prolongation de vie sur des populations vulnérables. Cissé avait dénoncé le projet avant de disparaître. Il n’a pas seulement connu les Cats enfants : il a aidé Léna à les sauver de leur fonction initiale. Au départ, Dalhes voulait créer des organismes capables de produire une force vitale transférable. Léna a transformé cette recherche en naissance. Elle a refusé de livrer les Cats. Cissé l’a aidée à falsifier des données, à ralentir les tests, à cacher leur développement. Mais Cissé a été kidnappé par les hommes de John Hades.

Les Cats rencontrent le fils de Cissé, Hanta. Il leur explique que Léna et Cissé les ont formés à devenir des combattants afin de pouvoir résister aux transferts de force vitale et survivre au monde extérieur. Léna, qui les a toujours considérés comme ses enfants, leur a appris la vie et la culture qu’elle connaissait, pensant qu’un jour ils s’enfuiraient et vivraient leur vie. Ils peuvent lui en vouloir de les avoir menés dans ce piège, mais la réalité est plus complexe. Leur mère n’était ni parfaite ni démoniaque, elle était humaine. Elle a cherché à construire une famille.

Les Cats commencent à agir comme une famille. Ils s’écoutent et s’entraident. La nuit, ils suivent Hanta dans les maquis et dans les bars pour trouver des personnes qui sauraient où Cissé serait retenu. Les Cats ont perdu leurs souvenirs de Cissé, qui est parti alors qu’ils étaient petits. Pourtant, dans un maquis, Azad goûte des allocos et la mémoire lui revient d’un coup : il revoit Cissé avec eux dans le laboratoire. Il les protégeait des tests de transfert imposés par John Hades. Il est ému par ces souvenirs et l’émotion se transmet à Rose et Sevan. Les Abidjanais sont surpris de découvrir les Cats. Rose, Sevan et Azad sont très tendus. Ils ont peur pour Zadig, mais sont aussi émerveillés par la vie de cette ville. Ils apprennent à chaque instant. À force de rencontres, ils localisent une villa de luxe gardée par Dalhes dans laquelle Cissé serait retenu.

Au petit matin, ils infiltrent la villa dans laquelle Cissé est retenu. Pour la première fois, ils arrivent à s’organiser et à libérer Cissé. Pas de John Hades ni de Zadig dans la maison. Cissé leur révèle alors le plan final. John Hades a ramené Zadig à Paris. Il prépare un transfert massif, public et irréversible, sous le siège de Dalhes, dans le cadre d’une démonstration secrète destinée au board, à des investisseurs et à des représentants d’États. S’il réussit, il prouvera qu’il peut contrôler la force vitale. Les plus riches pourront acheter du temps. Les puissants pourront prolonger certains corps et en sacrifier d’autres. Le monde entier deviendra un laboratoire. Les Cats doivent retourner à Paris.

À leur arrivée, John Hades a déjà changé. Il ne se cache plus. Des vidéos de lui circulent. On le voit bondir d’un immeuble à l’autre, griffer un membre du board qui voulait l’arrêter, attaquer des agents de sécurité. Son corps est devenu instable. Il a la puissance des Cats, mais pas leur équilibre. Il a volé leur force sans recevoir ce qui les tient debout : leur lien.

À Paris, John Hades n’a presque plus rien d’humain. Le transfert de Zadig l’a rendu puissant, mais son corps rejette cette force. Pour rester debout, il doit rester relié à Zadig par une perfusion de force vitale, grâce à une unité médicale portative dissimulée dans un camion technique. Zadig, inconscient, y est enfermé, branché à la machine. Le camion s’arrête près des Galeries Lafayette. John Hades sait que les Cats protègent Maya. Il la retrouve aux Galeries Lafayette et la prend en otage en plein magasin pour les forcer à venir. On entend un chant, une berceuse, celle de Léna, “Im Sokhak”. Les voix viennent de plusieurs endroits à la fois. John Hades reconnaît le chant. Il se fige, troublé, comme si Léna revenait le hanter. Cet instant de peur suffit aux Cats pour l’encercler. Les Cats l’observent, un sourire en coin, en chantant. Azad saute en criant “Himaaaa”, Rose et Sevan le suivent en criant “Katchaaa” ! Ils lui sautent dessus. Dans la lutte, Sevan et John Hades traversent la grande verrière dans une explosion de verre et se rattrapent aux balcons. Azad sauve Maya au dernier moment.

Le combat éclate dans le grand magasin. John Hades est plus fort, plus rapide, monstrueux, mais instable. Rose comprend qu’il faiblit dès qu’il s’éloigne trop de sa source. Les Cats s’organisent enfin : Rose coordonne, Azad protège les civils, Sevan le harcèle dans les angles morts. Avec l’aide des clients qui créent du chaos, les filment et bloquent certaines issues, ils parviennent à lui arracher une partie de son dispositif. Affolé, John Hades déclenche le transfert d’urgence. La machine cachée dans le camion se met en marche. Les lumières du magasin vacillent. Les écrans, les téléphones, les vitrines numériques se remplissent d’images parasites : les souvenirs de Zadig, de Léna, du laboratoire, des expériences, de John Hades. La vérité se répand sur tous les écrans du magasin.

Les Cats comprennent que Zadig est quelque part dans le bâtiment. Ils le cherchent à travers les réserves, les couloirs techniques, les quais de livraison, jusqu’à trouver le camion médical. Zadig est dans le coma. La machine continue de le vider. Cissé, sur place avec Maya, leur explique la seule solution : ils doivent se brancher à leur tour pour inverser le flux et ramener Zadig.

À cet instant, John Hades tente de s’enfuir, affaibli mais encore vivant. Les Cats hésitent. S’ils le poursuivent, Zadig meurt. S’ils sauvent Zadig, John Hades peut disparaître. Pour la première fois, ils ne choisissent pas la vengeance. Ils choisissent leur frère.

Ils se branchent ensemble. Le flux s’inverse. Les souvenirs des Cats traversent la verrière brisée, les balcons, les écrans, la foule. John Hades tente de voler cette énergie à distance, mais il ne peut absorber que la force, pas le lien qui l’unit. Ce lien le dépasse, le traverse, le brûle presque. Zadig rouvre les yeux.

Pour la première fois, il ne donne aucun ordre. Il tend simplement la main à Rose, Azad et Sevan. Réunis, les quatre Cats retournent la force vitale contre John Hades. Ils ne le tuent pas : ils lui retirent ce qu’il a volé. Son corps redevient faible, humain, mortel. Autour d’eux, tout le monde a vu la vérité. Dalhes est exposée. John Hades est fini.

Dans le silence après le chaos, Rose sort le bol de mamounieh gardé depuis Paris. Elle le tend à Zadig : “C’est ça qui va vraiment te sauver.” Zadig goûte, sourit, pleure. Léna n’est plus là, mais ce qu’elle leur a transmis a survécu.

Les Cats ne sont plus des expériences. Ils sont une famille.

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